Les PME cèdent du terrain à Bruxelles

Le secteur bruxellois de la construction est composé à 93 % de petites et moyennes entreprises de construction qui sont principalement actives sur le marché privé de la rénovation et de l'aménagement. Chiffres et nombreux témoignages à l'appui, Sarah De Boeck, Matthijs Degraeve et Frederik Vandyck de la VUB ont étudié la répartition spatiale et l'évolution du secteur de la construction des PME bruxelloises depuis les années 1960.
Cette recherche a montré que le nombre d'entreprises de construction a diminué et que la répartition spatiale de ces entreprises s'est déplacée vers l'ouest. Les anciennes concentrations à Ixelles et Schaerbeek sont en déclin, tandis que de nouvelles entreprises apparaissent dans certains quartiers d'Anderlecht et à la frontière entre Jette et Koekelberg. Les autres PME restent cependant fortement territorialisées. Certaines de ces entreprises sont transférées de génération en génération, tout comme leur réseau de fournisseurs locaux de matériaux de construction. L'acquisition de ces fournisseurs par de grandes multinationales a un impact direct sur les activités des entreprises de construction à Bruxelles.
À Bruxelles, la pression s'exerce sur l'espace de production de différentes manières. Dans le cas des PME du secteur de la construction, le réaménagement des sites industriels en zones mixtes s'avère préjudiciable. En conséquence, les fournisseurs de construction n'ont pas assez de place pour leurs matériaux et se délocalisent. Dans le centre ville, les zones de production sont souvent transformées en logements, ce qui signifie que les PME trouvent moins de petits terrains adaptés à leurs activités.