Comment obtenir une finition durable pour les menuiseries extérieures en bois?
La durabilité d'une finition de bois peut être affectée par plusieurs facteurs. L'une des choses les plus importantes à surveiller est la compatibilité entre la finition et le support. En outre, la teinte de la finition, son épaisseur initiale et la perte d'épaisseur au fil du temps auront également un impact important sur les délais d'entretien. Ces questions ont été examinées par le CSTC et le centre WOOD.be.
La durabilité d'une finition de bois peut être affectée par plusieurs facteurs. Il est donc crucial d'en tenir compte lors du choix d'une finition particulière. Le CSTC et le centre WOOD.be ont appliqué plus de vingt finitions, dont des peintures et des lasures, sur différentes essences de bois et les ont soumises à un vieillissement extérieur. Il s'agissait de finitions destinées à être appliquées sur site par le peintre. Toutes les autres finitions ont été exclues. On est arrivé aux conclusions suivantes.
Bois
Tout d'abord, le type de bois a une grande influence. L’essence de bois et sa compatibilité avec la finition sont très importants. Certains bois contiennent des antioxydants qui empêchent le séchage et le durcissement des résines alkydes ou des huiles. D'autres produisent des exsudations de résine ou libèrent des tanins, des composés chimiques qui peuvent affecter la couleur et la structure.
En outre, l'essence de bois peut avoir une influence considérable sur la durabilité de la finition. Les chercheurs ont observé des dégradations plus rapides sur le chêne que sur l'afzélia et le sapelli. Les causes de ces différences de durabilité ne sont pas encore totalement identifiées. En effet, les finitions concernées ne présentaient aucune caractéristique particulière ayant pu annoncer un risque de dégradation prématurée
Les peintures en phase aqueuse présentent généralement un taux d'érosion inférieur à celui des peintures en phase solvant
peinture
La composition de la peinture joue également un rôle important. La teinte d’une finition peut aussi avoir une influence sur
sa durabilité. Les teintes sombres s’échauffent de façon plus importante en raison d’une plus grande absorption du rayonnement solaire. Elles sont dès lors plus sujettes à des dégradations liées à la dilatation thermique du bois ou au cloquage.
En revanche, les résultats indiquent que les lasures de teinte claire entraînent plus fréquemment des variations d’aspect. En outre, les teintes naturelles protègent moins le bois des dégradations liées au rayonnement solaire. Celles-ci sont susceptibles de produire une photodégradation du bois qui s’accompagne d’un décollement de la finition et d’un développement de moisissures, créant alors des zones plus sombres.
TYPE
Troisièmement, le type d'élément à protéger détermine également la durabilité de la finition sur un support en bois. La détermination de ce paramètre a été examinée sur la base des différences d'épaisseur et de l'exposition. Il a été conclu que les pertes d'épaisseur sont relativement linéaires dans le temps et que, pour une même finition, elles sont le plus souvent indépendantes de l'essence de bois et de la teinte de la finition. Les différences les plus importantes ont été observées entre les peintures en phase solvant et celles en phase aqueuse, ces dernières présentant généralement des vitesses d’érosion plus faibles. Pour l'étude, on a appliqué une épaisseur égale de peinture sur deux espèces de bois égales au même endroit. Au bout d'un an, il est apparu que la peinture en phase solvant perdait entre 10 et 15 micromètres par an. Pour la peinture en phase aqueuse, ce chiffre se situait entre 8 et 12 micromètres par an.